jeudi 18 juillet 2019

Amandine (4)


J'ai toujours aimé les reconstitutions de la vie quotidienne, avec des mannequins, des objets etc. Dans le musée de l'"Amandine", j'ai été servi.

Amandine (3)


mercredi 17 juillet 2019

Amandine (2)


Jusque dans les années 90, des chalutiers ostendais allaient dans les eaux islandaises, en quatre jours de voyage, pour en ramener des tonnes de poisson. L'"Amandine" est le dernier d'entre eux.

mardi 16 juillet 2019

Amandine (1)


Tout près de la gare, aux abords du port de pêche, le chalutier "Amandine" est devenu un musée, dont la visite est absolument passionnante.

Veiligheid - Sécurité (8)


Avec quelques notes de musique, c'est évidemment plus gai.

lundi 15 juillet 2019

Veiligheid - Sécurité (7)


Aux abords du Mur de Berl..., euh d'Ostende, la nature retrouve ses droits.

Veiligheid - Sécurité (6)


Dans ce contexte, même un distributeur de tickets de parking ressemble à un outil de surveillance.

samedi 13 juillet 2019

Veiligheid - Sécurité (3)


C'est à la fois impressionnant et très graphique. Je vous conseille par ailleurs le très bon documentaire de Sophie Bruneau, "La corde du diable", sur l'histoire et le développement du fil de fer barbelé aux Etats-Unis.

Veiligheid - Sécurité (2)


vendredi 12 juillet 2019

Veiligheid - Sécurité (1)


Aux abords de la gare d'Ostende, de multiples clôtures, de fil de fer barbelé ou autres, des enceintes, des murs, tout un attirail sécuritaire empêche d'accéder au port de marchandises. Volonté d'empêcher des migrants de passer vers les bateaux à destination de l'Angleterre, des voleurs de franchir les limites ? Un peu tout cela à la fois, sans doute. C'est un décor impressionnant et, à sa manière, photogénique.

A la gare d'Ostende (3)


A la gare d'Ostende (2)


Lors de la récente rénovation de la gare, une grande verrière polychrome a été installée au-dessus des voies. Elle est plutôt d'un bel effet.

jeudi 11 juillet 2019

A la gare d'Ostende (1)


Lors d'une semaine caniculaire récente, je suis allé par deux fois passer une journée à Ostende, la côte belge étant le seul endroit du pays où régnait une température civilisée. Ça m'a donné l'occasion de revoir le beau hall de la gare d'Ostende.

Un beau texte de Jean-Claude Guillebaud

Comme je l'ai déjà dit ici, je n'aime pas l'été, la chaleur, le soleil et la sécheresse. Mais j'ai trouvé, dans un numéro récent du magazine "La Vie" (qui arrive à Avioth), un très beau texte de Jean-Claude Guillebaud sur l'été dans sa contrée d'origine, la Charente.

L'été retrouvé (Jean-Claude Guillebaud)

A chaque retour de voyage vers ce petit pays charentais où j'ai mes pénates, c'est l'été retrouvé qui me bouleverse le plus. Les prairies sont sèches, les tilleuls sentent le miel, une fine poussière craque un peu sous la dent. Et chaque fois j'ouvre la porte de la maison avec un bonheur délicieusement apaisé. Certes, venant de loin, il m'est souvent arrivé de rentrer chez moi sous une pluie triste de février, dans un froid novembre ou même au milieu d'un bel automne à champignons. Il n'empêche ! C'est toujours des retours d'été que je me souviens, et d'eux seuls. Et pourquoi donc ?

Sans doute parce que le monde extérieur, alors, nous oublie tout à fait. Nous ne sommes pas balnéaires comme Royan ou La Rochelle, ni même touristiques. Nous n'avons ni plages ni montagnes, lacs immenses ou merveilles du monde à tarifer pour le mois d'août. Sauf quelques Anglais cramoisis, cherchant leur bonheur à bicyclette du côté de la forêt d'Horte, nulle cohorte criarde ne nous traverse à date fixe. En été, cet arrière-pays plus nettement à l'écart nous appartient, à nous seuls, avec ses foins coupés, ses rouleaux de paille alignés comme des moquettes de géants, ses chemins qui errent dans la campagne et ses chapelles romanes que plus grand monde ne visite, mais que le lierre menace.

Nos étés sont solitaires. C'est une vertu, par les temps qui courent. Ce n'est pas tout. Ils sont apaisés, alanguis même. Quelques semaines plus tôt, ce n'était pas encore tout à fait le cas. Il y avait encore l'effervescence du printemps avec toutes ces germinations qui agacent l'âme et les sens, ces fleurs profuses et ces odeurs ajoutées, cette belle agitation chlorophyllienne qui nous met littéralement sens dessus dessous. Au lieu que l'été, ici, est plutôt minéral, immobile et finalement assez austère sous cette pluie de lumière qui tombe du ciel dès huit heures.

Avec l'immobilité s'installe évidemment le silence. Et c'est peu de dire qu'il est impérieux. En août, on dirait que le pays tout entier ne parle qu'à mi-voix, et encore rarement, quand une occasion l'impose, comme à regret. Le foin rentré, la luzerne ensilée depuis longtemps, les champs redevenus vulgaires friches pour trois ou quatre semaines, les oiseaux taiseux, asphyxiés dès le matin par la chaleur, il n'y a donc plus que du pur silence à récolter dans la campagne. Et les villages eux-mêmes, un peu mauresques sous le soleil, un peu andalous pour les figuiers dans les cours de ferme et les géraniums rouge sang, sont assiégés par ce même silence. 

C'est le temps des volets tirés sur la pénombre des chambres où grésille une mouche. C'est le temps des cuisines fraîches où les chiens écroulés sur le carrelage font des rêves avec de petits jappements somnambules. C'est le temps des siestes peuplées de voyages au long cours vers le cap des Aromates ou les palais de Cibola, songes appareillés où l'on essaie parfois de courir sans trop s'étonner de cette paralysie confuse du sommeil. C'est le temps à ce point immobile où l'on oublie volontiers la date et l'heure.

Le soir, quand la Charente douce et vide glisse devant nous dans la nuit, alors voilà un mot - au singulier - enfin réinventé, un mot dont l'étymologie ne manque ni de charme ni d'une belle gravité : la Vacance. N'oubliez pas, s'il vous plaît, la majuscule. 

("La Vie", 27 juin 2019, p. 98)

mardi 9 juillet 2019

Paysages ferroviaires (1)


Quelques images prises dans les gares. Ici, j'attendais un train en gare d'Arlon, et j'ai vu ces répétitions chromatiques (le rouge-orangé de la clôture, d'un vêtement, des sacs, de la coiffure d'une femme, le jaune du train et d'un panneau) qui m'ont tapé dans l'oeil.

Gueules de campagne (3)


Contrairement à la plupart des communes environnantes, marquées par un fort vote Rassemblement national (RN), Avioth a donné l'avantage à la liste de la République en Marche, suivie par les Verts.

Gueules de campagne (2)


lundi 8 juillet 2019

Gueules de campagne (1)


Au mois de mai, à Avioth, comme partout en France, fleurissaient les affiches pour les élections européennes. Ici, la tête de Yannick Jadot (Europe Ecologie - Les Verts) voisine avec la bonne bouille d'un toutou qui appelle à voter pour le Parti animaliste (celui-ci a tout de même eu 2,2 % des suffrages exprimés en France).

mercredi 3 juillet 2019

Ruche


Des responsables du potager, à Avioth, ont réalisé une ruche qu'ils vont bientôt installer dans le jardin, dans le but de favoriser la pollinisation des plantations.

mardi 2 juillet 2019

dimanche 30 juin 2019

Le chasseur et la proie (2)


Détail de l'image précédente. Cela devient légèrement onirique, et même un peu terrifiant. 

samedi 29 juin 2019

Le chasseur et la proie (1)


Un après-midi, à Avioth, j'ai trouvé Pacha dans la cuisine, couché à côté d'une souris qu'il venait de capturer et d'occire. Il s'est même permis de croquer sa proie sur le sol de la cuisine.

vendredi 28 juin 2019

Le vieux sage et le félin


Sur la porte de la maison de Jaku, à Avioth, un beau dessin. Un vieux moine bouddhiste, un gros félin (un tigre ?).

jeudi 27 juin 2019

Vagues de lierre


Lumière d'après-midi


Une fin d'après-midi à Avioth. Il fait calme, le soleil fait des bandes de lumière dans la salle à manger, Pacha fait sa toilette.

A part ça, hier, j'ai vu qu'il y aurait encore un satané temps estival, presque caniculaire, à Bruxelles, mais pas à la côte : j'ai donc foncé à Ostende en train, il y faisait 19 degrés, le ciel était couvert (il le fut jusqu'à 17 heures), il y avait du vent, et j'ai passé une magnifique journée dans la fraîcheur, l'air et l'ombre.

Un chat dans un panier (2)


mercredi 26 juin 2019

Un chat dans un panier (1)


Pacha s'était installé dans un panier. L'anse de celui-ci l'intriguait.

Les pains


Des bons pains d'un boulanger des environs d'Avioth : aux noix, aux olives. Et du bon beurre de ferme.

mardi 25 juin 2019

Tartes (2)


Des tartes délicieuses. Merci Grégoire.

Tartes (1)


Pour la fête d'anniversaire de Lucien, un résident de passage, Grégoire, pâtissier de formation, avait préparé de belles et bonnes tartes (rhubarbe, poire et chocolat...).

lundi 24 juin 2019

Bouteilles


En mai dernier, à Avioth, mon vieux complice Lucien a fêté ses 80 ans. Il y avait du jus de nos pommes et du cidre de la ferme du Hayon.

dimanche 16 juin 2019

Films vus (et recommandés)


Je vais régulièrement au cinéma (deux fois par semaine quand je suis à Bruxelles, et même de temps en temps quand je suis à Avioth, grâce au délicieux petit cinéma de Montmédy) et je vois aussi beaucoup de DVD. Dans cette moisson, j'ai sélectionné un petit florilège.

"Roma", d'Alfonso Cuáron (Mexique, 2018). La superbe chronique d'une famille de la moyenne bourgeoisie intellectuelle mexicaine, dans les années 70, dans un noir et blanc somptueux. Produit par Netflix, le film n'était pas vraiment destiné à sortir en salles, ce qui aurait été regrettable. J'ai pu le voir au cinéma Palace, à Bruxelles, et cela en valait la peine.

"Tremblements", de Jayro Bustamante (Guatemala, 2018). Le réalisateur, qui nous avait déjà donné le superbe "Ixcanul", qui se déroulait en plein pays maya, nous plonge ici dans une famille bourgeoise dont l'un des fils, à la grande honte du clan familial, a révélé son homosexualité. La famille, acharnée à défendre sa respectabilité, le force alors à entamer une thérapie de conversion, mise en oeuvre dans les milieux protestants évangéliques.

"Ne tirez pas", de Stijn Coninx (Belgique, 2018). On replonge ici dans les crimes commis par les "Tueurs du Brabant" dans les années 80 (des attaques meurtrières dans des supermarchés, pour des butins modestes, et dont on n'a toujours pas trouvé les coupables). Le grand Jan Decleir, que Stijn Coninx avait choisi pour interpréter le prêtre progressiste Daens, est ici encore magnifique.

"Stan et Ollie", de Jon Baird (Etats-Unis / Royaume-Uni, 2018) est une évocation saisissante de la dernière tournée des deux célèbres comiques en Angleterre, en 1953. Les acteurs, en particulier celui qui joue Oliver Hardy, sont remarquables.

Du côté des nombreux DVD que j'ai vus, j'en retiendrai trois.

"Leave no trace", de Debra Granik (Etats-Unis, 2018). Un homme, ancien militaire souffrant d'un stress post-traumatique, et sa fille survivent dans un grand parc sauvage, près de Portland, en Oregon, avant d'être débusqués par la police et confiés aux services sociaux. L'homme se révélera inapte à retrouver la société, alors que sa fille choisira finalement une autre voie. Magnifique. Une pépite du cinéma indépendant américain.

"Fortuna", de Germinal Roaux (Suisse, 2018). Dans un noir et blanc épuré et splendide, au coeur des Alpes suisses, Roaux suit la destinée d'une jeune réfugiée éthiopienne qui séjourne, avec de nombreux autres migrants, dans un monastère. Le supérieur du monastère est interprété par Bruno Ganz, qui est magnifique.

"Cadavres exquis", de Francesco Rosi (Italie, 1976). Ce classique du film politique italien était encore inédit en DVD. Il a été magnifiquement réédité, avec aussi bien la V.O.italienne que la version française doublée, très bonne, ce qui est plutôt exceptionnel. On retrouve une pléiade d'acteurs de premier plan, Lino Ventura, Charles Vanel, Max von Sydow... Nous sommes dans l'Italie des années 70, quand la stratégie de la tension était à son comble. Un coup d'état rampant, sournois, est en préparation sous couvert de la recherche des coupables d'assassinats de juges.

jeudi 13 juin 2019

Livres lus (et recommandés)


De temps à autre, je reviens ici avec une liste de livres que j'ai lus récemment, et que j'ai appréciés. Livres de voyage, essais, romans.

"Sur la route du Danube", d'Emmanuel Ruben. Géographe de formation, grand voyageur érudit, l'auteur remonte tout le cours du Danube à vélo, avec un compagnon de route d'origine ukrainienne, du delta en Ukraine et en Roumanie jusqu'aux sources dans la Forêt Noire. Magnifique et engagé. 

Comme ils étaient cités dans son livre, j'ai enchaîné avec les superbes récits de voyage, surtout à pied, du Britannique Patrick Leigh Fermor. Celui-ci a écrit dans les années 80, sur la base de ses journaux de voyage rédigés 50 ans auparavant, alors qu'il était tout jeune (18-19 ans), un grand récit de sa traversée de l'Europe, de Rotterdam à Constantinople. En 1933 et 1934, il a donc parcouru l'Allemagne (où Hitler venait d'arriver au pouvoir - saisissante description d'un pays en mutation), l'Autriche et la Tchécoslovaquie : c'est le premier tome, "Le temps des offrandes". Puis il a traversé la Hongrie et la Roumanie, encore très rurales et traditionnelles en 1934 : c'est le deuxième tome, "Entre fleuve et forêt"

Sur l'Allemagne, sa mémoire, les accommodements de la majorité du peuple allemand avec le pouvoir nazi, j'ai lu "Les amnésiques", de Géraldine Schwarz. Franco-allemande, celle-ci s'est plongée dans le passé de sa famille paternelle, des commerçants en matériaux du Bade, qui ont profité de la revente forcée d'une entreprise appartenant à une famille juive. Les ambiguïtés, les petites compromissions sont admirablement décrites et remises en perspective avec l'histoire de l'Allemagne.

Quelques années après sa parution, j'ai enfin lu le récit d'ermitage de Sylvain Tesson dans une cabane au bord du lac Baïkal, "Dans les forêts de Sibérie". Rude, poétique et inspiré. L'auteur n'était pas si ermite que ça, puisqu'il a noué des relations chaleureuses et parfois épiques avec ses "voisins", souvent éloignés d'une demi-journée de marche.

Pour continuer en Sibérie, j'ai bien aimé le roman de Victor Rebizov, "Volia volnaïa" ("Liberté libre"), qui se déroule en Sibérie profonde, aux confins de la Iakoutie et de la mer d'Okhotsk, dans un monde de pêcheurs, de trafiquants d'oeufs de saumon, de policiers corrompus, de chasseurs. Par contre, j'ai peu aimé son dernier roman, "Devouchki", qui retrace les tribulations de deux jeunes Sibériennes à Moscou, et qui est plutôt du niveau d'un roman de gare.

Du côté des romans, toujours, mais à l'autre bout du monde, j'ai aimé deux romans d'Alain Mabanckou, "Quand j'aurai vingt ans" et "Les cigognes sont immortelles". Ces deux livres sont en fait largement autobiographiques. Le narrateur est Alain Mabanckou lui-même, enfant puis adolescent dans la ville de Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, dans les années 70 et 80, aux plus beaux jours du marxisme-léninisme tropical du président Marien Ngouabi et du Parti Congolais du Travail. Très savoureux.

Je lis tous les livres de l'écrivain égyptien Alaa El-Aswany avec plaisir et intérêt. Ce sont toujours des récits choraux enracinés dans la réalité politique et sociale de l'Egypte. Le dernier roman d'El-Aswany, "J'ai couru vers le Nil", décrit la montée et l'éclatement de la révolution de 2011, qui arrivera à renverser le régime de Moubarak. Hélas, comme dans d'autres pays arabes, la révolution a fait long feu et l'Egypte, sous le maréchal Al-Sissi, connaît sans doute aujourd'hui un régime encore plus répressif que celui de Moubarak.

Deux essais, pour terminer. D'abord, le diagnostic passionnant du politologue Jérôme Fourquet sur la France actuelle, sur les plans électoral, démographique, sociologique, "L'archipel français", truffé de tableaux, de graphiques et de cartes, plus parlants les uns que les autres. 

Ensuite, à l'heure de la mode de la "collapsologie", du "c'était mieux avant", et des peurs millénaristes, le brillant essai de Steven Pinker, "Le triomphe des lumières", remet les pendules à l'heure. 

mardi 11 juin 2019

Patchwork urbain


Un bel exemple de patchwork urbain, d'enchevêtrement de styles, de matières, de gabarits, fréquent à Charleroi. Dernière image de cette série carolorégienne.