Jolie balade et très belle perspective que celle des influences. Je retiens l'idée du train qui évite le pénible AR à pieds. Pourquoi les Espagnols se sont-ils perdus si loin? La logique du pouvoir et de la domination est impénétrable. Ici, on s'en cachait, dans des grottes à Naours, ou des "muches" à Domqueur.
Si vous me permettez, la Belgique a toujours existé, et ce bien avant d'autres terres. J. Cesar ne parle en fait que des Belgae dans la "Guerre des Gaules" pour les distinguer de la docilité généralisée des Gaulois (Horum omnium fortissimi sunt Belgae). Elle est la terre des Francs qui depuis Tournai ont tracé les cartes de l'Europe occidentale contemporaine. A quelques détails près, l'Europe des 6 de 1951 (la vraie) correspond rigoureusement à l'Empire de Charlemagne. Elle doit tellement à P.H. Spaak. Curieux comme les Belges ne reconnaissent pas leur propre histoire. Bien à vous et bonne soirée. Alban
Les "Belgae" de César ne sont-ils pas un groupe de tribus celtiques comme d'autres Gaulois ?
Je pense que les habitants du territoire de la Belgique actuelle, dans les siècles passés, n'ont jamais eu le sentiment d'appartenir à un pays nommé "Belgique", ou d'en éprouver le sentiment national.
Ça me semble plutôt une construction des historiens du 19ème siècle, pour "légitimer" un Etat tout récent, créé en 1830.
Vous avez parfaitement raison Nuages, mon commentaire est constellé de projections et d'une arrogance historiographique très française. César distingue en effet les Celtae des Belgae, donc plusieurs Gaules, d'où le titre : "La guerre des Gaules". Bien à vous. Alban
Merci pour l'approfondissement. En effet, si certaines tribus belges parlaient gaulois, d'autres des langues germaniques et d'autres encore en italique, ça ce nous aide pas ! :-D faudrait-il y voir un trait identitaire entre Rhin et Seine? C'est beaucoup dire, je vous l'accorde. Bonne soirée. Alban
Existe-t-il un livre, une étude historique, faisant le point sur ce que les Belges ont aujourd'hui hérité de l'Espagne? Personnellement, je ne vois pas trop: le flamenco, la corrida et la paella, ça n'a guère de succès en Belgique. Ça pourrait faire un beau sujet de thèse universitaire.
Eh bien, je pense qu'il y a des traces dans l'architecture. La brique espagnole a eu beaucoup de succès. La paëlla a du succès, mais ni plus ni moins que les couscous ou la pizza. Et puis, la période espagnole a été très agitée, lui a succédé la période autrichienne, qui a aussi laissé des traces, peut-être beaucoup plus ou encore perceptibles aujourd'hui. Collèges thérésiens, suppression de nombreux couvents, architecture néo-classique... Etc.
Certains professeurs de latin nous également fait remarquer que si César vantait tellement les Celtes (belges) (et Henri Hubert fait également un rapprochement entre certaines tribus celtiques de nos régions et les CeltIbères), c'était surtout pour se mettre en valeur lui-même et le fait que finalement, il avait vaincu tout le monde .............. Braves ou pas (et il me semble que les Arvernes n'étaient pas en reste).
C'est vrai que les Belges ont des côtés espagnols et autrichiens, ce qui les rend bien différents de Français. Mais j'ai du mal à analyser cela. Pour l'architecture, c'est évident. Mais au-delà : qu'en est-il des mentalités et coutumes que l'on retrouverait aussi bien en Belgique qu'en Autriche et en Espagne ? Je trouve ça très intéressant.
Outre les périodes "espagnole" et "autrichienne", les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique ont aussi été dominés par les Hollandais, les Français... Et "les Belges", qu'est-ce, au juste ? J'aurais tendance à dire que les Belges francophones sont des "Français 'particularisés' par l'Histoire", et les Flamands, des "Hollandais aussi ainsi 'particularisés'."
C'est vrai qu'on l'oublie souvent mais jusqu'au début du 18 ème siècle, la Belgique était en Espagne. Ça nous met la tête à l'envers.
RépondreSupprimerCarmilla
Dans les "Pays-Bas espagnols" plus précisément. Et puis la Belgique n'existait pas en tant que telle.
RépondreSupprimerhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Pays-Bas_espagnols
Jolie balade et très belle perspective que celle des influences. Je retiens l'idée du train qui évite le pénible AR à pieds.
RépondreSupprimerPourquoi les Espagnols se sont-ils perdus si loin? La logique du pouvoir et de la domination est impénétrable.
Ici, on s'en cachait, dans des grottes à Naours, ou des "muches" à Domqueur.
Si vous me permettez, la Belgique a toujours existé, et ce bien avant d'autres terres. J. Cesar ne parle en fait que des Belgae dans la "Guerre des Gaules" pour les distinguer de la docilité généralisée des Gaulois (Horum omnium fortissimi sunt Belgae). Elle est la terre des Francs qui depuis Tournai ont tracé les cartes de l'Europe occidentale contemporaine. A quelques détails près, l'Europe des 6 de 1951 (la vraie) correspond rigoureusement à l'Empire de Charlemagne. Elle doit tellement à P.H. Spaak. Curieux comme les Belges ne reconnaissent pas leur propre histoire.
Bien à vous et bonne soirée.
Alban
Les "Belgae" de César ne sont-ils pas un groupe de tribus celtiques comme d'autres Gaulois ?
RépondreSupprimerJe pense que les habitants du territoire de la Belgique actuelle, dans les siècles passés, n'ont jamais eu le sentiment d'appartenir à un pays nommé "Belgique", ou d'en éprouver le sentiment national.
Ça me semble plutôt une construction des historiens du 19ème siècle, pour "légitimer" un Etat tout récent, créé en 1830.
Bien à vous aussi, Alban
Vous avez parfaitement raison Nuages, mon commentaire est constellé de projections et d'une arrogance historiographique très française.
RépondreSupprimerCésar distingue en effet les Celtae des Belgae, donc plusieurs Gaules, d'où le titre : "La guerre des Gaules".
Bien à vous.
Alban
Pour approfondir la question, cet article de Wikipédia me semble de bon aloi :
RépondreSupprimerhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Belges
Merci pour l'approfondissement.
RépondreSupprimerEn effet, si certaines tribus belges parlaient gaulois, d'autres des langues germaniques et d'autres encore en italique, ça ce nous aide pas ! :-D
faudrait-il y voir un trait identitaire entre Rhin et Seine?
C'est beaucoup dire, je vous l'accorde.
Bonne soirée.
Alban
Existe-t-il un livre, une étude historique, faisant le point sur ce que les Belges ont aujourd'hui hérité de l'Espagne? Personnellement, je ne vois pas trop: le flamenco, la corrida et la paella, ça n'a guère de succès en Belgique. Ça pourrait faire un beau sujet de thèse universitaire.
RépondreSupprimerCarmilla
Eh bien, je pense qu'il y a des traces dans l'architecture. La brique espagnole a eu beaucoup de succès. La paëlla a du succès, mais ni plus ni moins que les couscous ou la pizza. Et puis, la période espagnole a été très agitée, lui a succédé la période autrichienne, qui a aussi laissé des traces, peut-être beaucoup plus ou encore perceptibles aujourd'hui. Collèges thérésiens, suppression de nombreux couvents, architecture néo-classique... Etc.
SupprimerCertains professeurs de latin nous également fait remarquer que si César vantait tellement les Celtes (belges) (et Henri Hubert fait également un rapprochement entre certaines tribus celtiques de nos régions et les CeltIbères), c'était surtout pour se mettre en valeur lui-même et le fait que finalement, il avait vaincu tout le monde .............. Braves ou pas (et il me semble que les Arvernes n'étaient pas en reste).
Merci Pivoine,
RépondreSupprimerC'est vrai que les Belges ont des côtés espagnols et autrichiens, ce qui les rend bien différents de Français. Mais j'ai du mal à analyser cela. Pour l'architecture, c'est évident. Mais au-delà : qu'en est-il des mentalités et coutumes que l'on retrouverait aussi bien en Belgique qu'en Autriche et en Espagne ? Je trouve ça très intéressant.
Bien à vous,
Carmilla
Outre les périodes "espagnole" et "autrichienne", les territoires qui constituent aujourd'hui la Belgique ont aussi été dominés par les Hollandais, les Français... Et "les Belges", qu'est-ce, au juste ?
RépondreSupprimerJ'aurais tendance à dire que les Belges francophones sont des "Français 'particularisés' par l'Histoire", et les Flamands, des "Hollandais aussi ainsi 'particularisés'."