samedi 14 novembre 2020
vendredi 13 novembre 2020
jeudi 12 novembre 2020
Distance sanitaire (1)
On a dit "distanciation sociale", et ça a fait couler beaucoup d'encre : quelle horreur, de la distance dans les relations sociales, quelle antinomie ! On a dit aussi "distanciation physique", qui renvoie à la distance entre les corps (physiques). Ici, une variante : "distance sanitaire", dans un petit centre commercial, place Keym, à Watermael-Boitsfort. Et qu'en pense le cheval mécanique, au fond à droite ?
Les rassuristes en roue libre (un article de Xavier Counasse, "Le Soir", 12 novembre 2020)
Les Français leur ont trouvé un nom : les rassuristes. Lisez, les experts qui minimisaient la deuxième vague. Il ne s'agit aucunement d'une spécificité belge, on en trouve aux quatre coins de la planète. Chez nous, côté flamand, c'est le professeur en économie de la santé Lieven Annemans qui a enfilé ce costume. Et côté francophone, c'est Jean-Luc Gala, qui se présente comme infectiologue et chef de clinique à Saint-Luc. En retraçant la chronologie du mois de septembre, on retrouve le professeur Gala dans de (très) nombreuses sorties médiatiques, avec un discours décapant. Qui n'a sans doute pas aidé à mesurer la gravité de la vague qui tissait sa toile.
Il se lâche d’abord dans “La Dernière Heure”, le 15 septembre. “On a des cas positifs, mais pas de malades. Regardez les hospitalisations et les soins intensifs. La situation est parfaitement sous contrôle”. Ce jour-là, il y avait pourtant 315 lits occupés à l’hôpital, un chiffre en hausse de 21 % sur une semaine. Le nombre d’admissions venait également de doubler en 12 jours. Et il doublera à nouveau sur les dix jours suivants. Les marqueurs de la progression exponentielle étaient déjà présents...
Cinq jours plus tard, Jean-Luc Gala récidive sur RTL, où il a 20 minutes d’antenne. Quand Pascal Vrebos lui demande si la Belgique traverse un rebond, une vaguelette ou une deuxième vague, il répond : “Rien de tout cela. Nous avons des cas sporadiques comme dans toute maladie infectieuse, mais ce n’est absolument pas la courbe exponentielle”. Si les cas augmentent, c’est simplement parce que les tests augmentent, dixit Jean-Luc Gala.
Ce qui est parfaitement faux. Ce jour-là, le nombre de tests réalisés augmente de 17 %, alors que les contaminations flambent, elles, de 64 %. Là aussi, tous les signes d’une croissance exponentielle sont là. Pour relativiser encore et toujours la situation, le professeur Gala ajoutera même que “le ratio de tests positifs reste globalement de 3 à 4 % depuis des semaines”. Ce qui était là encore inexact.
Le taux de positivité des tests n’a fait que grimper entre le 1er et le 20 septembre, pour passer de 2,4 à 4,1 %. Pour finir par frôler les 30 % fin octobre.
Résultat, les cliniques Saint-Luc ont fini par “se distancier sans équivoque des interventions contre-productives du Pr. Jean-Luc Gala dont les propos sont contraires aux valeurs et au positionnement scientifique de l’institution”.
Marquages (1)
A Watermael-Boitsfort, près du centre de culturel "La Vénerie", des marquages au sol, à but sanitaire, revêtent un caractère artistique, poétique.
mercredi 11 novembre 2020
Fouillis
Aux confins des communes d'Ixelles et de Watermael-Boitsfort, une vieille maison, en pleine rénovation, émerge à peine de la végétation.
mardi 10 novembre 2020
lundi 9 novembre 2020
dimanche 8 novembre 2020
Potagers (1)
A Bruxelles, comme dans d'autres villes, il subsiste des espaces interstitiels, qui échappent, au moins provisoirement, à la rentabilité, à l'occupation intensive. Ainsi, ces potagers aux confins de la commune d'Ixelles, adjacents à la commune voisine, Watermael-Boitsfort. Ils ont été sauvés du lotissement et de la construction d'immeubles à appartements, et baptisés récemment "Potagers Agnès Varda". Il fait bon parcourir les chemins qui desservent ces potagers.
Toujours aux Etangs d'Ixelles
C'est assurément un beau paysage urbain, et la qualité architecturale des maisons qui bordent les étangs est remarquable.
samedi 7 novembre 2020
Bye bye (3)
J'ai fait une carte, par Etat, des scores des deux candidats. Joe Biden s'impose sur les "deux Côtes" (Est et Ouest), il récupère de justesse des Etats de la "Rust Belt" (la "Ceinture de rouille", appelée ainsi parce que ce sont des terres d'industrie lourde ravagées par la crise) comme le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Il s'impose dans l'Illinois (du fait du poids de Chicago) et conquiert la Géorgie (ici, du fait du poids d'Atlanta). Trump reste majoritaire, et souvent très fort, dans toute l'Amérique médiane, entre les "deux Côtes", dans le monde rural et celui des petites villes.


















